Confucius
La confiance comme variable de survie porteuse, la rectification des noms, l’harmonie-non-l’uniformité ; la conditionnalité du Mandat conservée, sa cosmologie déclinée.
Édition consultée. Les Entretiens, livres I-XX, six lectures rapprochées thématiques (traduction Legge).
Ce que nous avons repris
La tradition de la vertu-et-de-la-légitimité du registre, les variables d’état internes sur lesquelles repose la mécanique structurelle. Le fleuron est la rectification des noms : si les catégories par lesquelles un État gouverne s’écartent de la vérité des choses, la détection, la correction et la justice échouent toutes et le public ne peut plus agir, c’est la discipline d’intégrité définitionnelle propre à la doctrine. La confiance est l’axe porteur, abandonné en tout dernier ; l’harmonie est une concorde des différences, si bien qu’une lecture de valeur suspicieusement uniforme est une signature de monoculture ; et le théorème de l’évasion avertit qu’un régime de pur capteur-et-sanction entraîne au contournement, de sorte que tout garde-fou coercitif doit être apparié à la culture de l’axe de sens.
Où nous divergeons, et comment nous répondons
Confucius situe l’ordre dans la vertu rayonnante d’un sage et l’ancre dans le Mandat du Ciel ; la doctrine conserve la conditionnalité (une gouvernance qui laisse son peuple sombrer dans le dénuement perd son mandat) mais déplace la cause vers un correcteur impersonnel lié par des règles et la source vers le vote déclaré, un Ciel silencieux n’émet aucun mandat. La seule ligne technocratique, selon laquelle on peut faire suivre le peuple mais non le faire comprendre, est refusée, et réfutée par les propres mots de Confucius.
La position nette
La source la plus profonde du registre sur les variables d’état internes, confiance, honte, concorde, absorbée comme substrat et discipline de capteur, disciplinée sur le personnalisme et la métaphysique.
Chaque position est lue à la source. Voir le registre entier dans Filiation et critique · Le Système.